Avant la sortie prochaine du très attendu Contra, Vampire Weekend joue en live deux morceaux (Cousins et White Sky) dans le Juan's Basement Session. Fermez les yeux sur White Sky, on jurerait écouter de Paul Simon.
A Chorus of Storytellers est le titre du prochain album du multi-instrumentiste Jimmy LaValle alias The Album Leaf. Fini le temps ou le mélodiste s’enfermait seul pour enregistrer ses morceaux. Pour mettre en son le successeur d’Into the blue, Jimmy LaValle s’est entouré d’un groupe, ce qui donne de nouvelles perspectives à ses ritournelles. L’album a été enregistré par Ryan Hadlock et mixé par Birgir Jon Birgisson (Sigur Ros) et sort le 2 février prochain.
Mon pote Olivier, animateur radio de l'emission Electrophone sur Radio Fajet, m'a laissé carte blanche pour la mise en son d'une émission. Vous pourrez l'écouter en direct sur le site de la radio samedi 26 décembre entre 19h et 20h où en différé sur le blog de l'émission.
Yeti Lane S/T (Clapping Music / Abeille Musique) Sortie Septembre 2009
On commençait par s’inquiéter de la disparition de Cyann & Ben, un des groupes hexagonaux les plus talentueux de leur génération. On a bien fait d’être préoccupé car le groupe n’existe plus depuis que Cyann s’est fait la belle. Mais tel un phénix renaissant de ses cendres, le reste du groupe repart en trio vers de nouveaux horizons sous le nom de Yeti Lane. Ben, LoAc et Charlie prennent un nouveau départ pétaradant d’influences aux goûts assurés. La guitare de First-rate Pretender nous ferait presque crier Wowee Zowee, alors que Twice et Lonesome George sont habités par le feu sacré de Can. Mais attention, l’anachronisme musical est ici prétexte pour mieux repousser les limites de leur musique. Leurs compositions se voient rafraîchies en se dirigeant vers une indie rock plus énervée et remplie de claviers vintages. Un peu comme des enfants dans une nouvelle aire de jeu, Yeti Lane reformule leur style pour livrer un premier album plein d’assurance et de maîtrise dans l’écriture d’une pop moderne.
Interview
D’où vient le nom du groupe ?
Charlie : Il y a eu tellement de recherches et de changement que c’est dur de s’en rappeler exactement … Disons qu’entre un personnage de BD que Ben a découvert à Montréal, un fanzine que j’ai ramené de NY et pas mal de délires autour du Yeti on en est arrivé là …
Ben : Ca pourrait faire penser à un mix entre Amon Dull et The Beatles.
Yeti Lane, une nouvelle aventure ou un projet parallèle de Cyann and Ben ?
Ben : C'est clairement une nouvelle aventure. Yeti lane est né des cendres de Cyann and Ben.
Charlie : Quand Cyann a décidé de quitter le groupe on était d’accord tous les trois pour explorer de nouvelles direction et de marquer une rupture avec Cyann & Ben. Il n’y a aucun projet d’avenir pour Cyann& Ben, le groupe n’a pas prévu de se reformer.
A l’écoute de l’album, on sent l’influence de groupes aussi différents que Can et Pavement. Quels ont été vos principales influences dans l’écriture ?.
Charlie : Il y en a tant que c’est difficile de les citer. Effectivement, pas mal de Krautrock, d’Indie rock américain, mais aussi de la pop, de la world, de l’électronique vintage …
Ben : Ces 2 groupes que vous citez en sont. Chaque membre à ces propres influences. Le groupe est donc influencé par pas mal de musiques. Difficile d'en retenir une ou deux. Spacemen 3, Flaminglips et Kraftwerk par exemple.
On a l’impression dans certains morceaux qu’il y a un changement dans la continuité alors que d’autres ont du mal à se décrocher de l’atmosphère de votre précédent groupe. Est-ce qu’il a été difficile d’écrire à trois ?
Ben : Ca n'a pas été plus difficile d'écrire à trois mais c'était différent. Ca nous a forcément amener vers autre chose. Si parfois certaines atmosphères sont proches de Cyann & Ben c'est certainement car c'était nous. Même si on a voulu se démarquer de ce que nous faisions avant, on ne renie pas totalement nos personnalités.
Charlie : C’est vraiment différent. En ce qui concerne les arrangements notamment on a plus de poids sur chaque épaule, les rôles ont été redéfinis ce qui laisse à la fois plus d’espace à chacun, mais aussi plus de responsabilités. Ensuite pour ce qui est des similitudes avec notre précédent groupe, nous restons les mêmes personnes, s’il y a eu une volonté de changement, on n’en garde pas moins notre passif de musiciens et nos influences passées.
On ressent néanmoins un enregistrement et une écriture plus directe, plus instinctive. Vous avez passé moins de temps en studio ?
Charlie : Pas vraiment, c’est plus un objectif qu’on s’était donné à la base. Il y a eu un gros travail sur l’écriture, on a voulu quelque chose de plus concis et plus efficace. Ben et LoAc on composé dans ce sens, dans un esprit beaucoup plus pop que précédemment. Ensuite pour les arrangements on s’est autorisé plus de libertés, sans rester figés sur nos instruments de prédilection comme sur scène. Chacun a pu jouer ses idées, que ce soit aux guitares, claviers, etc …
Ben : L'écriture plus directe est tout à fait assumé et faisait partie de nos envies. La recherche sur le son et sur les morceaux a été différente cette fois ci mais le temps consacré à l'enregistrement ne fut pas moindre.
L’envie de renouveau passait nécessairement par un nouveau studio d’enregistrement?
Charlie : C’était surtout par besoin de liberté. En enregistrant nous même dans un studio de fortune créé pour l’occasion, on a pu prendre le temps d’essayer des choses, de se retrouver tous les trois aux commandes de la musique et du son … Je crois qu’on a eu besoin de cette intimité pour nous trouver et définir ce qui allait devenir Yeti Lane …
Ben : Cette fois ci nous avons enregistré nous même. C'était déjà le cas pour les 2 premiers Cyann & Ben. C'est la manière qui a été différente. On a voulu un son plus brut et plus direct.
Gooom, Locust et Ever Records/K7! pour Cyann and Ben, aujourd’hui vous êtes chez Clapping Music, est-ce un besoin de changer de label pratiquement à chaque album ?
Charlie : Pour être honnête c’est plus par nécessité que par besoin. Gooom a fermé ses portes, on a ensuite signé chez Ever pour le 3eCyann& Ben, mais ils n’ont pas donné suite avec Yeti Lane … On a ensuite rencontré Clapping. C’est assez fatiguant de toujours devoir produire ses disques tout seul et de se taper toutes les démarches pour trouver un label qui le sorte, un peu de stabilité ne nous ferait pas de mal …
Ben : On ne choisi pas forcément son label mais les collaborations se font suite à des rencontres. Cette fois ci, c'est avec Clapping Music et c'est une belle rencontre. On se rejoint sur pas mal d'idées et la manière de fonctionner.Le parcours est souvent compliqué et fait de beaucoup de changements.
Vous êtes en tournée actuellement, est-ce difficile de convaincre vos fans plus habitués à des morceaux plus atmosphériques ?
Charlie : Je ne me rends pas compte, peut-être que ces gens là ne viennent pas aux concerts de Yeti Lane …
Ben : Si une personne qui aime Cyann& Ben vient voir Yeti Lane effectivement il ne verra pas Cyann & Ben. Et parfois quelques discussions sont assez drôles après nos concerts. J'aimerais pouvoir un jour parler de Cyann & Ben sans qu'on le compare à Yeti Lane.
Charlie : Et vis-versa …
Lonesome George est sorti début octobre en Angleterre, quels ont été les premiers retours ?
Charlie : Il y a eu quelques bons retours dans la presse et en radio. On a fait quelques concerts à Londres qui se sont plutôt bien passés, même si on se rend compte que l’on recommence un nouveau projet à zéro par rapport à Cyann & Ben par exemple, il y a tout à reconstruire …
Ben : Difficile de juger d'ici. Mais effectivement nous sommes allés jouer à Londres il y a quelques temps et l'accueil était très intéressant.
Le dernier mot est pour Yeti Lane
Charlie : Bonne nuit.
Une session Surveillance de Pitchfork Tv avec Jim Jarmush, Bradford Cox (Atlas Soud, Deerhunter) et Randy Randall (No Age) pour une reprise atmosphérique de Cortez the Killer (album Zuma) de Neil Young.
Sébastien Tellier Fingers of Steel - L’Amour et La Violence EP (Record Makers) Sortie 209
Voici déjà plus d’une année, pimentée par quelques frasques à l’Eurovision, que l’on mène une Divine idylle avec le trublion inclassable de la chanson française et son album Sexuality. Les morceaux Divine, Sexual Sportswear, Roche et Kilometer se sont déjà fait la belle de l’album. Le single Fingers of Steel / L’Amour et la Violence est le dernier en date. En plus des deux morceaux déjà connus, on retrouve un remix de Fingers of Steel par un autre membre de l’écurie Record Makers : Hypnolove. Le trio toulousain qui avait déjà reformulé La Ritournelle avec son electro 80’s revisite en mode Rondo Veneziano le morceau le plus Tim Burtonien (Edouard aux mains d’argent) de Sexuality. L’autre morceau inédit est encore un remix. L’allemand Boys Noise triture le titre sommital du dernier album de Sébastien Tellier (L’Amour et la Violence). Le morceau a, cette fois-ci, revêtit son costume électrisant et dansant pour une relecture eurodance du morceau. Un titre qui sera assurément joué dans toutes les bonnes soirées fêtant la nouvelle année.
A l'occasion de la sortie en février du nouvel album de Silver Mt Zion intitulé "Kollaps Tradixionales" Constellation et Differ-ant vous proposent de précommander dès maintenant via le shop online de Differ-ant l'édition limitée!
Le CD dans sa pochette cartonnée est accompagné d'un magnifique livre de 16 pages (15 cm x 22cm) ainsi que d’un poster (22.5 x 32.5cm).
La version vinyle est composée de deux disques 10 pouces, du disque en cd, du livre et de deux posters.
Plus d’infos sur : http://cstrecords.com et sur http://www.differ-ant.fr/shop